Afrique | Des mesures d’humidité du sol pour générer des produits de précipitation

Une étude réalisée par le CESBIO montre comment les mesures SMOS d’humidité du sol peuvent être utilisées pour générer un produit de précipitation en temps quasi-réel avec une résolution spatiale de 0.1° et une résolution temporelle de 3 h.

Le principe consiste à assimiler les données SMOS dans un modèle qui simule l’évolution de l’humidité du sol, qui est forcé par un produit de précipitation satellitaire. L’assimilation de l’humidité du sol SMOS conduit à un ajustement des taux de précipitations du satellite.

En utilisant les données de plus de 200 pluviomètres installés en Afrique entre 2010 et 2021, nous montrons que l’algorithme PrISM (pour Precipitation Inferred from Soil Moisture) améliore presque systématiquement le produit de précipitation initial. L’une des originalités de cette étude est l’utilisation du produit de précipitation du satellite IMERG-Early, dont la résolution spatiale est plus fine (0,1°) que celle de SMOS (~0,25°). Malgré cela, la méthodologie réduit à la fois le RMSE et le biais d’IMERG-Early. La RMSE est réduite de 8.0 à 6.3 mm/jour, et le biais absolu est réduit de 0.81 à 0.63 mm/jour en moyenne sur les 200 pluviomètres. PrISM est même légèrement plus performant en moyenne qu’IMERG-Final en termes de RMSE (6.8 mm/jour pour IMERG-Final) mais de meilleurs scores sont obtenus par IMERG-Final en termes de biais absolu (0.35 mm/jour), qui utilise un réseau de mesures de terrain pour corriger les biais du produit IMERG-Early avec un retard de 2.5 mois.

Par conséquent, l’utilisation des mesures d’humidité du sol SMOS pour l’Afrique peut être une alternative avantageuse à l’utilisation des mesures de jauge pour débiaiser les produits satellitaires pluviométriques en temps réel.

Plus d’informations sur mdpi.com/2072-4292/14/3/746

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