Cartographie mondiale à très haute résolution des zones humides

L’Institut français en Sciences de l’Environnement (IPSL) propose une cartographie des zones humides à très haute résolution (500 m) et une méthode pour réduire les incertitudes dans les estimations de la surface globale des zones humides à partir d’imagerie satellite.

Les cartes des surfaces inondées et des zones humides sont généralement élaborées à partir de trois méthodes principales : la compilation d’enquêtes nationales/régionales sur les zones humides, l’identification des zones inondées par imagerie satellite, et celle des zones où la nappe phréatique est peu profonde par modélisation hydrogéologique. En raison des incohérences dans les définitions des zones humides et des limites des systèmes d’observation ou de modélisation, les estimations de la surface globale des zones humides varient entre de 3 et 21 % de la surface terrestre.

Pour réduire ces incertitudes, les chercheuses et chercheurs de l’équipe METIS (Milieux environnementaux, transferts et interactions dans les hydrosystèmes et les sols) ont produit une cartographie mondiale à très haute résolution (500 m) des zones humides potentielles (c’est-à-dire celles qui devraient exister en l’absence d’influence humaine et en climat actuel). Cette carte composite combine deux classes de zones humides : les zones humides régulièrement inondées (RFW) et les zones humides alimentées par les eaux souterraines (GDW). Elle indique que les zones humides (21% de la surface continentale) sont beaucoup plus étendues que les zones inondées (10% de la surface continentale), la différence étant attribuée à la contribution des eaux souterraines.

En distinguant ces deux types de zones humides à l’échelle mondiale sur la base de principes uniformes, ce jeu de données est utile pour la modélisation à grande échelle de la surface terrestre (modélisation hydrologique, écologique et biogéochimique) ainsi que pour la planification environnementale.

Cette cartographie des zones humides à très haute résolution (500 m) combine des informations obtenues par télédétection spatiale des zones inondées et les résultats d’une modélisation globale de la profondeur des nappes souterraines.

Plus d’informations sur ipsl.fr

Print Friendly, PDF & Email
PARTAGER