Gabon | Cartographie de l’occupation du sol en 2015

Un article intitulé “Cartographie de l’occupation du sol du Gabon en 2015 – changements entre 2010 et 2015” est paru dans la Revue Française de Photogrammétrie et de Télédétection consacré à l’Afrique n°223.

La cartographie de l’occupation du sol du Gabon en 2010 et 2015 et celle des changements entre ces deux dates a été réalisée dans le cadre du programme OSFACO par l’Agence Gabonaise d’Etudes et d’Observations Spatiales (AGEOS).

Il s’agit de la première carte d’occupation du sol de référence à l’échelle nationale dont la légende est issue d’une concertation des acteurs majeurs du secteur forestier gabonais. Cette carte a été obtenue en affinant celle du couvert forestier du Gabon (forêt/non forêt) obtenue dans le cadre des projets OSFT2et GEOFORAFRI3. La cartographie s’est basée sur l’utilisation des images satellitaires  SPOT  5/7,  Sentinel  2  pour  l’année  2015  et  les  images  SPOT  4,  ASTER  et  ALOS  1  pour  l’année  2010.

Les méthodes de classification semi-automatisée et d’amélioration manuelle ont été combinées pour une meilleure précision des classes d’occupation du sol. Les résultats obtenus mettent en évidence 10 classes d’occupation du sol représentant les grands ensembles paysagers du pays, dominés par les forêts qui occupent 89% de la superficie totale du Gabon en 2015. Les classes d’occupation du sol qui ont le plus évolué entre 2010 et 2015 sont les forêts, les savanes, les terres agricoles et les surfaces artificialisées. Les principales pertes en forêt sont liées à la conversion des forêts vers les surfaces artificialisées, les terres cultivées et les sols nus. Les gains en forêt les plus importants quant à eux sont observés au niveau de la fermeture des pistes forestières. La validation du produit, réalisée par une équipe indépendante de celle qui a produit la carte, s’est basée sur une donnée  de  référence  issue  d’un  plan  d’échantillonnage  combinantune  composante  systématique  et  aléatoire  suivant  la méthodologie de Sannier et al. (2016). L’analyse de la correspondance entre la donnée d’occupation du sol produite et la donnée de référence a permis d’estimer la précision globale à 95%.

Plus d’information sur  https://doi.org/10.52638/rfpt.2021.567

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